Naissance

 

J’ai fait fausse route. Et on est carrément venu m’envoyer un prophète sous le nez pour bien me le faire comprendre.

 

De Julien Guyomard

Mise en scène Samuel Vittoz et Julien Guyomard

Avec Gwendale Anglade, Jean-Baptiste Azéma, Éric Charon, Éric Jovencel, Damien Houssier, Nans Laborde-Jourdaa, Frédéric Lopez, David Seigneur, Élodie Vom Hofe

 

Au sein d’une communauté, c’est la fin des récoltes. Mais aujourd’hui, les récoltes sont maigres, la famine menace et les familles ne s’agrandissent plus. Il se passe forcément quelque chose. Pour conjurer ce qui semble être le mauvais sort, l’Ordonnateur n’a qu’une idée : Appliquer les préceptes du Livre saint, recueil des paroles de "l’Immobile" la figure divine locale. Mais au milieu de la cérémonie, le fils du Porteur d’eau, le dernier enfant du clan, découvre par hasard une partie cachée du recueil.

Une méprise à l’origine de tous les maux ?


L’homme bascule si facilement de statut ; de la bête au surhomme il n’y a parfois qu’un pas.

J’ai cherché à questionner les limites de cette barbarie humaine. J’ai voulu interroger avec émotion, rire et joie. Et c’est sous cet angle que j’ai voulu donner vie aux personnages, attachants, drôles mais d’une violence sans limite. ils incarnent chacun des rouages de cette étrange chose qu’est l’intelligence collective. Toutes les tendances y sont plus ou moins représentées. Le groupe forme une sorte de microsociété dont les membres peuvent aussi bien rire (et faire rire) que lapider, torturer ou tuer par conviction… J’ai voulu mettre en scène des hommes confrontés ensemble à l'éternelle question du déterminisme. Prier ou combattre ? Prendre ou demander ? Le cheminement est chaotique. Les voies, transgressives, amorales. Et ce qui nait semble parfois étrangement familier.


Julien Guyomard